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Communauté de Paroisses des Rives

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 du Nouveau Bassin Mulhouse

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 sous le patronage de Saint Jacques le Mineur

Faisons connaissance avec le Père Charles GUTHLIN

Dis-nous quelques mots sur ton enfance/adolescence ?

J’ai vécu jusqu’à 18 ans dans le Sundgau à Michelbach-le-bas, mon village natal, avec mes deux frères et mes parents qui y habitent toujours. Nous avons toujours eu une bonne entente entre nous, hier comme aujourd’hui et je m’en réjouis. Mes parents sont des catholiques pratiquants et engagés dans l’Eglise. J’ai suivi leur pas en allant à la messe en famille, puis en étant servant d’autel, lecteur et sacristain. 

Quelle formation as-tu choisi jeune adulte ?

Après le bac, je suis allé à Strasbourg poursuivre mes études pour devenir ingénieur en Génie Civil. J’ai ensuite travaillé dans une entreprise de travaux publics pendant deux ans et demi. J’étais heureux dans mon travail qui me passionnait, avec mon entreprise nous construisions principalement des ponts.

 Quel a été ton itinéraire qui t’a conduit à entrer au Séminaire ?

C’est étape par étape que le Seigneur m’a conduit. J’ai toujours été en recherche, en quête de réponses, que ce soit par rapport aux problèmes mathématiques ou techniques, que par rapport aux questions existentielles et de foi. J’ai été nourri et guidé à travers plusieurs expériences d’Eglise, en paroisse au village, à l’aumônerie, puis à Taizé, et lors de différentes rencontres d’autres chrétiens… C’est à 22 ans que j’ai vécu un vrai tournant, une grande expérience de foi que je peux difficilement décrire, une sorte de « rencontre de Dieu », le Christ m’avait littéralement touché au cœur lors d’une prière avec d’autres étudiants. Dieu était enfin devenu aussi concret dans ma vie que l’acier et le béton… C’est comme si je voyais enfin ce Dieu invisible que je cherchais. Depuis ce temps tout est devenu très clair quant à Dieu dans la vie du chrétien. Comme étudiant puis au travail, je faisais partie d’un groupe de Taizé puis aussi d’un groupe de prière (charismatique) avec des jeunes de mon âge, et un prêtre m’avais aussi accompagné. Toutes ces personnes ont compté dans mon cheminement pour nourrir et approfondir ma foi, ils sont devenus de vrais frères et sœurs pour moi. Aussi, à partir de ce « bouleversement » dans ma foi, la question de la prêtrise s’est posée, question qui revenait régulièrement. Quand je travaillais, je prenais tous les 6 mois, un semaine de congé pour vivre une retraite silencieuse (démarche ignacienne). C’était des temps importants pour approfondir ma réflexion sur ma vie de chrétien. A 25 ans, j’y voyais enfin clair sur ce que je voulais vivre, j’étais fait pour devenir prêtre, et Dieu me demandait d’être son prêtre. Je décidais donc de démissionner de mon travail pour entrer au séminaire.

 Quelles sont les convictions qui t’animaient pour faire ce choix radical ?

Et elles m’animent toujours encore ! C’est : un désir d’être chrétien avec la radicalité du Christ et de l’Apôtre Paul. Je suis convaincu que l’adhésion au Christ, l’expérience de son Amour pour nous, est un tournant dans la vie de chaque homme. Il y a toujours quelque chose de beau et de bon à trouver dans le Christ avec ses exigences. J’ai rencontré un Dieu d’amour et ma joie est de le faire découvrir à d’autres. Il est bon de vivre au quotidien ce cœur à cœur avec Dieu. Le souci de comprendre les choses apprises avec ma formation m’a aidé dans ma démarche d’une foi plus approfondie. J’aime le contact avec les autres et les rejoindre dans ce qu’ils sont et aussi prendre le temps d’être à l’écoute de chacun.

  

Comment se passe ta vie au séminaire ?

Je suis arrivé au séminaire avec 5 autres personnes, nous étions tous bien différents. Cela demande de se surpasser pour vivre en frères. Au début, je n’avais pas dit à beaucoup de personnes, ni à mon village, que j’avais changé de voie, par prudence, au cas où je m’étais trompé dans mon choix, mais finalement c’était la bonne voie. Durant mes 5 années qui conduit jusqu’à l’engagement définitif que nous prenons en devenant diacre, un an avant la prêtrise, il y a aussi eu des temps de grande remise en question j’étais tiraillé par moment. Mais au fond de moi, je savais bien ce que mon cœur voulait, et ce qui me rendait heureux, j’avais besoin de me donner comme prêtre. J’avais appris à traverser les petites « tempêtes » et à refaire le point quand j’étais en paix. Lors de ces deux dernières années, j’ai été inséré partiellement en paroisse à Soultz. Là j’ai acquis une expérience pastorale profitable avant mon envoi en mission parmi vous. 

Quels sont tes soucis et ton espérance en commençant ta mission de prêtre ici sur les Rives du Nouveau Bassin ?

Je me pose la question : par où commencer ? Avec qui je vais plus spécialement travailler ? Et surtout comment rejoindre les personnes qui sont là sur notre communauté de paroisses ? Mais je reste assez confiant, le Seigneur nous précède tout le temps. Je suis animé par la joie de connaître Jésus et je souhaite simplement aider la communauté chrétienne d’ici à trouver Dieu et à vivre activement la vie de communauté, et c’est notre appel à tous, vivre de l’évangile du Christ et évangéliser. 

Quels sont tes centres d’intérêt ?

Je passe par exemple beaucoup de temps sur internet pour rester en lien, mais aussi je consacre du temps chez mes amis, connaissances, et aussi ma famille, mes filleuls. J’apprécie beaucoup rencontrer de nouvelles personnes, découvrir leur vie et leur histoire. Je crois à l’importance de l’amitié, créer des liens vrais et durables. Et je crois que le Christ nous a montré l’exemple par excellence. 

« Bâtir des ponts entre les hommes après avoir bâti des ponts routiers », pourrait être la devise de Charles ! Nous lui souhaitons une prêtrise épanouissante parmi nous, et nous en sommes aussi co-responsables.                                                                                                                                 Jean Laréal

 

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PELERINAGE SALESIEN au SCHAUENBERG

 C’est un soleil radieux qui nous accueillit devant l’Eglise Saint Jean Bosco, à 10 h, en ce dimanche 30 août 2015, à l’occasion du bicentenaire de la naissance de Saint Jean Bosco.

Les retrouvailles furent chaleureuses, le covoiturage s’organisa et nous partîmes en convoi vers Pfaffenheim. Ceux qui souhaitaient marcher se garèrent à la sortie du village, d’autres montèrent au Couvent en voiture.

Fabienne NEMETT rassembla les 23 pèlerins d’un jour devant l’oratoire dédié à Saint Jean Bosco et, avec sa douceur habituelle, doublée de son grand sens de l’organisation, prit en charge l’animation de cette « marche-pèlerinage ». Elle commenta la vie du Saint puis nous récitâmes tous ensemble une prière à son intention, suivie d’un chant. Nous partîmes ensuite à l’assaut d’un charmant chemin serpentant à travers le vignoble, à la pente plutôt rude et sous un soleil de plomb. Une seconde halte nous fut proposée à l’ombre protectrice et bienvenue d’un bel arbre dominant le village : informations sur Pfaffenheim, lecture, psaume de la Création, tout en profitant du joli panorama s’étendant jusqu’à la Forêt Noire. La suite du parcours se fit dans la relative fraîcheur de la forêt et le groupe s’effilocha au gré des allures diverses. Une brève halte, le temps de nous raconter la légende du rocher du diable, et déjà, notre ascension nous menait à la scène reconstituant le Jardin des Oliviers, où nous avons prié et chanté. Des promeneurs se sont joints à notre groupe et spontanément ont partagé nos prières, avant de poursuivre leur route.

Parvenus vers 11h30 au Couvent du Schauenberg, chacun s’organisa pour le repas, au restaurant du Couvent ou tiré du sac.

La vue sur la plaine d’Alsace, de la terrasse, était magnifique par ce ciel éclatant. Certains membres de notre groupe profitèrent de la pause repas pour grimper au site de la Table des Druides.

A 15 h, dans la Chapelle  Notre Dame du Schauenberg,  une messe à laquelle participa une trentaine de personnes fut célébrée par le Père Jean-Baptiste. Il faut souligner que notre cher Père - 81 ans depuis la veille - a marché vaillamment à l’aller comme au retour ! Ce fut une belle célébration, agrémentée de chants à Marie repris avec enthousiasme et avec une homélie participative.

Après une photo de groupe devant l’autel extérieur, le parcours retour fut encore l’occasion d’échanges fraternels.

Le souvenir de ce pèlerinage d’un jour restera gravé dans nos cœurs de chrétiens.                                                                                    Dominique Anfossi

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 Des Scouts de France au service de l'église Ste Geneviève

Fin des travaux de nettoyage de l’autel et de l’église Ste Geneviève. La réserve Eucharistique va pouvoir retrouver sa place. Merci aux scouts de France et à ceux venus d’Europe qui ont participé les 20 et 22 juillet à ce chantier de nettoyage à fond de l'église Ste Geneviève, dans le cadre du grand rassemblement européen de Strasbourg/Mulhouse.


25 ans d’ordination sacerdotale

Le 24 juin à l’église Ste Geneviève, 13 prêtres ordonnés en 1990 se sont retrouvés pour fêter leur jubilé de 25 années de prêtrise. Parmi eux, Mgr Vincent DOLMANN, évêque auxiliaire, le chanoine Vincent-Marie MEYER, vicaire épiscopal de Mulhouse et notre curé Claude MUSLIN. Des paroissiens, anciens paroissiens, amis des fêtés étaient venus en nombre  remplir l’église Ste Geneviève pour participer à la belle Eucharistie d’action de grâce présidée par Mgr Vincent DOLMANN. A la fin de la célébration, Gabriel, un de nos paroissiens a apporté sa touche festive et joyeuse avec ses ballons matérialisant les 25 ans d’ordination. Puis, par un beau temps estival, l’ensemble des participants se sont retrouvés longuement sur le parvis de l’église trinquant en l’honneur des prêtres, séquence organisée par le Conseil de fabrique.


Rencontre du 19 juin des équipes de réflexion-partage

Le thème des rencontres de cette année était : « Une Bonne Nouvelle à partager »  pour les 45 paroissiens de notre communauté de paroisses, réparties dans 6 équipes. A l’appui d’un hors-série de Carrefours d’Alsace, nous sommes allés à la découverte de la rencontre de Jésus avec des personnages de l’Evangile : Une rencontre qui ouvre un chemin, qui appelle à faire la vérité, qui rend plus vivant, qui relève, qui éclaire au cœur de épreuves.

« Notre équipe, lors des 6 rencontres mensuelles, nous offre d’approfondir notre foi à travers l’étude de textes bibliques. Le fait d’accueillir la parole de chacun dans une totale liberté et sans aucun jugement, permet de conforter ses propres convictions et cela, toujours dans une atmosphère conviviale, souvent fraternelle ».

Ce vendredi 19 juin, dans le cadre d’une rencontre inter-équipes, une trentaine de personnes se sont retrouvées dans la grande salle du rez-de-jardin du presbytère St Jean Bosco. Ce fut un nouveau temps de réflexion, de spiritualité, et aussi une belle occasion de rencontres avec d’autres personnes de la communauté de paroisses. Et pour finir ce fut un bon temps de convivialité autour de la table.

Une paroissienne qui s’est intégrée dans une équipe pour la première année nous écrit : « Adhérer à l'équipe de réflexion-partage m'a permis de faire la connaissance de personnes que je voyais régulièrement à la messe, de me nourrir de la Parole de Dieu et de la partager avec les autres ».

Un couple qui a aussi démarré cette année nous fait part de son impression : « Nous sommes un couple comme un autre chargé d’appréhension face à l’inconnu lors de notre première rencontre avec deux autres couples et le Père Claude qui animait. Et pourtant après la première rencontre nous avons compris que nous avions le même besoin de réflexions, les mêmes questions et le même amour de Dieu. Malgré nos différences de couples, de style de vie et de l’âge de nos enfants nous nous retrouvons avec la même recherche de savoir et de compréhension. Pour clôturer cette année nous avons rencontré, le vendredi 19/6 les autres groupes pour une soirée riche en rencontre, en réflexion et tout cela dans la simplicité et la bonne humeur. On termine autour d’une table pour un repas plein de chaleur. Un grand merci aux organisateurs de cette soirée ».

Un autre couple témoigne : « Nous avons participé à nos premières rencontres pour échanger sur l'annonce de la bonne nouvelle. Tout d'abord nous avons appris à connaitre de très belles personnes. A chaque rencontre, nous avons partagé nos compréhensions et réflexions suite à la lecture de textes bibliques. Les thèmes étaient variés. La lecture et les contributions de chacun a permis des échanges de qualité et l'éclairage du prêtre nous a permis d'appréhender la profondeur des textes. Nous sortons grandi de cette expérience et la recommandons vivement ».

Rendez-vous au début 2016 où nous débuterons de nouvelles rencontres d’équipes. L’information en sera faite en temps utiles pour toutes nouvelles personnes désirant y participer.


Messe communautaire du 14 juin à Ste Jeanne d'Arc

Nous y avons vécu une belle célébration communautaire.

Il y avait beaucoup de spécificités dans cette liturgie :

- La référence au récent pèlerinage de la zone pastorale de Mulhouse à la cathédrale, avec la participation de 17 paroissiens d'ici (chant, foulard, résumé de la journée).

- Le beau décor alimenté par plusieurs personnes de la communauté en lien avec l’évangile et commenté par notre curé, au moment de l’offertoire.

- Le thème de l’homélie : «  soyons des semeurs collaborateurs ».

- La Prière Universelle ancrée sur nos réalités humaines et locales.

- Le cornet de graines de tournesol offert à chacun.

- La vie de la communauté avec l’annonce pour début septembre 2015 : du changement de mission pour le Père Georges au niveau de Ste Marie-Eglise Centre Ville et de l’arrivée d’un prêtre nouvellement ordonné : Charles GUTHLIN, à qui nous souhaitons une cordiale et fraternelle bienvenue parmi nous.

Les fidèles se sont bien regroupés près des uns et des autres. Nous voyons ainsi une assemblée compacte et ça donne une belle image d'une assemblée priante et fraternelle.

Un certain nombre de personnes sont ensuite aller sur les lieux de la kermesse. Environ 120 paroissiens ont participé au bon repas dans une ambiance sereine et joyeuse.

L'après-midi a été égayée par un groupe de choristes "Femmes de coeur".  Nous avons pu entendre de belles chansons connues et chanter avec elles.

Une jeune fille de 14 ans est également venue chanter avec talent.

Une immense MERCI à toutes les personnes qui ont contribué à la réussite de cette belle journée, tant à l'église que sur les lieux de la kermesse.

Que de bonnes volontés, de sens du service, de temps offerts à tous.  Alléluia. 



 17 paroissiens de  notre communauté de paroisses en pèlerinage

à Strasbourg pour le millénaire de la  cathédrale

avec la Zone pastorale de Mulhouse, le 10 juin 2015

Qu’est-ce que vous attendiez de cette journée pèlerinage ? 

-Vivre un grand moment de Foi et de partage. La joie de passer une journée avec des frères et sœurs en Jésus. Me laisser porter par le déroulement des diverses étapes rythmant la journée, tout en y participant pleinement. Accueillir toutes les découvertes et les émotions.

- Journée de détente "spirituelle" ; découverte historique de la cathédrale  

- Vivre et partager ce moment avec d'autres croyants  

- Partage et découverte 

Dans quel état d’esprit étiez-vous en arrivant au bus ?

-Joyeuse d’offrir cette journée à me consacrer à l’essentiel, joyeuse de me couper du monde stressant et souvent superficiel de tous les jours.

- Avide de découvertes et de temps forts de Foi

- Pressé d'y arriver et de découvrir "à quelle sauce" nous allions être mangés ! ; Heureux d'y aller en Communauté de paroisses : ça ressert les liens. 

- Heureuse de partir et de rencontrer les autres.

- Journée de "récré" et de  joie.

Le mot «  pèlerinage » était-il pour vous adapté ?

-Pour moi, le mot pèlerinage évoque plutôt un cheminement vers un lieu saint, encore inconnu et que l’on va découvrir dans une démarche de foi.

- Nous ne marchions guère, d’une part, et le lieu nous est très familier par ailleurs. Dans l’esprit, cependant, il s’agissait bien d’un pèlerinage : la Foi était fortement présente et nous avons prié, chanté, lu des textes bibliques. 

- la matinée peut être considérée comme une démarche de pèlerin ; le livret d'accompagnement - une belle réussite - a permis de pérégriner dans la cathédrale, tant sur le plan spirituel qu'historique. 

-A l'aller nous avons chanté, au retour nous avons papoté, j'aurais aimé plus de prière en dehors de la cathédrale pour faire plus pèlerinage.

-Oui car il y avait une partie démarche spirituelle avec un cheminement.

Citez 2 ou 3 découvertes faites au cours de cette journée

- L’influence byzantine du chœur, les détails du pilier des Anges, les tombeaux des Evêques de la Crypte,  le Munsterhof, Le bâtiment et la chapelle du Grand Séminaire, son incroyable bibliothèque.

- J'ai rencontré plein de personnes que je connaissais d'autres paroisses et cela m'a beaucoup réjouie.

 - Nous avons eu la chance d'être accueillis par des prêtres super, très impliqués , forts éloquents, de très bons orateurs, qui nous ont fait découvrir la cathédrale.

- Découverte de la bibliothèque du séminaire qui était très instructive, la richesse de notre patrimoine régional à la fois religieux et historique.

- Partage avec des personnes d’autres communauté de paroisses.

Pouvez-vous exprimer 1 ou 2 sentiments à la suite de cette journée ? 

- La Joie ! La Fraternité, le partage, les échanges avec les autres pélerins.

- Les diverses stations dans la Cathédrale, ponctuées de lectures, chants et prières ont fait vibrer mon âme.

- Journée intense, suis rentré crevé mais heureux et riche de ces découvertes, de ces rencontres ; un grand regret : qu'il n'y ait pas eu plus de personnes de la Communauté de paroisses.... Dommage !

- Je suis revenue pleine d'espoir après cette très belle journée et j'ai partagé avec mon époux toutes les belles choses vécues de cette journée très priante. 

- Joie et richesse, beaucoup d’enthousiasme.



60ème anniversaire de la consécration de l’église St Jean Bosco, 14 mai 2015

La messe communautaire de ce jeudi de l’Ascension est présidée par Monseigneur Jean-Pierre GRALLET, Archevêque de Strasbourg.

Dès 10h, le portail principal de l’église est grand ouvert et laisse entrer petit à petit la foule des paroissiens.

Dès l’entrée, les fidèles sont conviés à visiter l’exposition des photos et d’articles relatant les fondations, la construction et la consécration de l’église le 19 mai 1955, jour de l’Ascension. Aux anciens du quartier Drouot, cette rétrospective évoque la mémoire, le souvenir et même des anecdotes, qu’ils partagent entre eux.

La messe solennelle présidée par notre Archevêque commence à 10h30 par le cortège des célébrants et par l’apport à l’autel d’une grande miche de pain spéciale 60ème anniversaire, offerte par Georges Wirth, boulanger.

Le curé Claude Muslin accueille Mgr Grallet et se réjouit qu’il ait pu répondre à son invitation. Il salue également les Pères salésiens Joseph Enger, Jean-Baptiste Dinh-Ngoc-Duong, Paul Gettliffe, et le Père Georges Imberdisse, prêtre coopérateur ainsi que le Père Philippe Sauner.

Mgr Grallet nous témoigne sa joie d’être parmi nous aujourd’hui à l’occasion du 60ème anniversaire de la Consécration de l’église. Il salue les représentants de la famille de l’artiste Joseph Saur, créateur des sculptures de l’église. Il remercie tous ceux qui ont œuvré pour la réalisation de cette célébration : animateurs, choristes, clercs d’autel, fleuristes …

Fabienne Nemett et Norbert Gamper, à deux voix, nous relatent la chronologie des événements qui ont marqué la construction de l’église : il y a les dates mais aussi les commentaires et articles des journaux de l’époque. Pour les anciens du quartier ce furent des souvenirs très évocateurs, en particulier l’épisode des poignées de dragées distribuées à la volée lors de la bénédiction des cloches.

La célébration de la messe, joyeuse et festive, est rehaussée par les chorales de St Jean Bosco et de Ste Geneviève réunies sous la conduite du chef de chœur Hubert Marschall.

C’est une célébration priante, recueillie et enthousiaste. Au moment de la commémoration, il est fait mémoire du Père Victor Mosser, décédé il y a exactement 10 ans en ce jour, et qui a œuvré de nombreuses années dans ce quartier du Drouot.

La messe se termine lorsque les cloches sonnent l’Angélus de midi et Alain Kieffer, Président du Conseil de Fabrique, remercie et invite l’ensemble de l’assemblée à partager l’apéritif, servi dehors sur le parvis et sous le soleil.

La présence au milieu des tables de la Peugeot 202 de Georges Wirth, joliment décorée à l’emblème des boulangers et en particulier couronnée par un énorme kugelhopf, donne une note encore plus festive à ce verre de l’amitié. Dans la convivialité et dans la fraternité, la grande miche de pain du 60ème anniversaire est coupée et chacun a pu avoir son petit bout.

En cette fête de l’Ascension, ce 60ème anniversaire a été un moment de ferveur et de reconnaissance envers notre Seigneur et envers tous ceux qui furent les bâtisseurs de cette église et de toute cette foule de fidèles du quartier Drouot qui à travers les âges ont fréquenté cette église, symbole de notre appartenance chrétienne.                            Marie-José et Gérard Kandel


Dieu ne prend pas de vacances...

Jésus dit en effet : « Mon Père est toujours à l’œuvre. ». Pourtant il est écrit au livre de la Genèse : « le septième jour, Dieu se reposa de tout ce qu’il avait créé. » Mais s’agit-il vraiment de repos ?

Dieu vient de créer le monde. Il installe l’homme dans le Jardin d’Éden, le comble de ses dons, lui confie la création pour la garder et la cultiver. Voici venu le moment de vérité : l’homme devant ses responsabilités, à lui de jouer, de se prendre en main, de faire ses expériences. Dieu n’a pas créé un homme adulte, mais un homme en devenir.

Il en est ainsi quand Dieu s’incarne en Jésus de Nazareth : Jésus passe par toutes les étapes d’apprentissage de la vie. Ainsi fonctionne toute éducation et c’est ce que mettent en œuvre les mouvements de jeunesse comme le scoutisme, l’action catholique, les sessions de formation de tout genre. Passer de la théorie à la pratique, permettre à l’idéal d’affronter les dures réalités de la vie. Mise à l’épreuve non pas pour juger ou condamner, mais pour apprendre. On ne devient pas un expert en un jour, ni sans commettre des erreurs. Ce sont justement ces dernières qui nous interpellent et nous permettent d’avancer et de grandir, à condition de les reconnaître et de rectifier le tir, mais aussi de rencontrer la compréhension de l’entourage… Il en est ainsi pour l’homme tout au long de sa vie.

Le repos de Dieu est l’espace de la liberté de l’homme, le temps qui lui est donné pour devenir adulte, faire l’apprentissage de la liberté et de l’amour. Il est aussi le temps de la patience de Dieu, de la grande patience du Père qui veut des enfants dignes de lui.

Les paraboles de l’évangile illustrent bien ces propos :

Quand celui qu’on appelle le Fils Prodigue demande à son père sa part d’héritage, il l’obtient sans condition. Le père fait confiance, sans doute heureux que son fils bouge, qu’il se prenne en main, devienne adulte. Quand le fils échoue, le père ne le laisse pas tomber : il l’attend tous les soirs sur la colline. Et quand le fils revient le Père l’accueille comme un prince. L’épreuve l’a complètement transformé. Tant qu’il avait de l’argent il était entouré. Dans sa détresse, il n’y avait plus personne, sinon cet éleveur de porcs qui l’exploitait. Il est rentré chez son père : ce n’est plus un jeune prétentieux, mais un homme, muri par la vie.

Lorsque le maître du champ découvre que quelqu’un a semé de l’ivraie, il se garde bien de l’arracher, de peur d’arracher en même temps le bon grain. Il ordonne d’attendre que les plantes aient grandi, il sera plus facile de les distinguer. En réalité, il ne s’agit pas de plantes, mais d’hommes… Dieu ne désespère jamais de l’homme.

Enfin la parabole du Bon Berger nous montre tout l’amour et la sollicitude du berger pour son troupeau : la recherche éprouvante de la brebis perdue - il laisse 99 brebis pour chercher celle qui est perdue. Quelle joie quand il la retrouve et la ramène.

C’est peut-être cela, les vacances de Dieu.

Jean Paul Lambrecht, prêtre retraité -juin 2015

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Année de la Vie Consacrée et  Jubilé de 25 ans d’Ordination sacerdotale

Dimanche 26 avril, avec toute l’Eglise, à chacune de nos messes dominicales, nous nous unissions à la journée mondiale de prière pour les vocations. Deux occasions de joie accompagnent et prolongent ce dimanche.

1)      En cette année de la vie consacrée que le pape François a ouverte le 1er dimanche de l’Avent 30 novembre et qui s’écoulera jusqu’au 2 février 2016, il nous est heureux à tous de pouvoir bénéficier du témoignage de la vie religieuse dans notre propre communauté de paroisses. En effet, ce sont 2 religieuses et 2 religieux qui partagent notre quotidien.

Sur Sainte Jeanne d’Arc il y a sœur Clotilde et sœur Agnès qui entre autres choses, assurent des permanences d’accueil. Il y a le P. Jean-Baptiste, religieux salésien logeant à S. Jean Bosco qui, bien qu’à la retraite, est déjà bien présent à notre vie de communauté et nous ouvre souvent à son Vietnam natal. Et puis notre prêtre coopérateur, le P. Georges religieux rédemptoriste. Pour le commun des fidèles, un prêtre religieux en paroisse ne se distingue guère d’un prêtre diocésain. Il accomplit les mêmes tâches. Pourtant c’est bien l’appel à la vie religieuse à la suite d’un fondateur (St. Jean Bosco ou St. Alphonse de Liguori) qui sont à l’origine de leur vocation. Ils sont d’abord religieux, vivant d’une spiritualité propre, puis prêtres. Le diocésain est en quelque sorte d’abord prêtre, puis nourri éventuellement à des spiritualités de son choix.

Je suis très reconnaissant de leur témoignage parmi nous et aussi très demandeur qu’ils puissent à l’occasion nous proposer à tous une occasion d’écouter ce qui les habite comme religieux.

2)      Une autre occasion de joie nous sera donnée très prochainement. Elle me concerne plus directement puisqu’il s’agit de fêter, avec d’autres confrères, mes 25 ans d’ordination.

Le dimanche 24 juin 1990, en la solennité de la nativité de S. Jean-Baptiste, Mgr Brand ordonnait 10 prêtres à la Cathédrale de Strasbourg. Il y avait par exemple Vincent Dollmann, le plus jeune d’entre nous, devenu notre évêque auxiliaire. Il y avait Vincent-Marie Meyer actuel  vicaire épiscopal de Mulhouse. Il y avait Didier Dehan, actuel Directeur au Grand Séminaire (il y a pris ma succession) et qui est venu prêcher la fête patronale à Ste Geneviève cette année. Pour parler d’un autre prêtre encore sur Mulhouse, il y avait Alain Schmitt actuel aumônier de prison à Ensisheim et au service de Sainte Marie centre-ville. Depuis notre ordination nous nous retrouvons régulièrement : 6 fois par an pour un temps de retrouvailles et d’échange fraternel. Tous les 5 ans nous avons même réussi à nous donner quelques jours de vacances en commun pour garder et affermir les liens (Rome, Madrid, Prague…).

J’ai toujours gardé, comme une lumière sur ma façon de vivre mon ministère, cette parole annonçant la naissance du Baptiste : « Et toi, petit enfant, tu seras appelé prophète du Très-Haut, tu marcheras devant, à la face du Seigneur, et tu prépareras ses chemins. »

Aussi, l’envie nous est venue de célébrer ensemble nos 25 ans d’ordination. Nous avons souhaité une concélébration semblable à celle qui fut notre vraie première messe autour de notre évêque, lors de la messe d’ordination. On nomme par commodité « première messe » celle qui se fait dans les villages d’origine mais ce n’est pas celle-là la 1ère messe. Nous allons même vivre cela tout près de chez nous, puisque c’est l’église Sainte Geneviève qui accueillera ce Jubilé, présidé par Mgr Dollmann lui-même.

Je vous donne donc rendez-vous pour partager notre joie, MERCREDI 24 JUIN à 18h30 à Ste Geneviève.

S’associeront à nous d’autres prêtres en service dans le diocèse et qui, ordonnés ailleurs, fêteront aussi leur 25 ans de sacerdoce

Nous serons donc sans doute une douzaine.

Qu’en ce mois de mai, Marie, Notre-Dame du Sacerdoce, accompagne notre prière. Qu’elle prie avec nous et pour nous et nous renouvelle dans chacun de nos OUI à Dieu, pour que « tout se passe pour nous selon Sa parole ».

Claude Muslin, curé

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Les quinze maux qui nous menacent

Le pape François dans ses vœux aux membres de la Curie romaine a diagnostiqué avec un certain humour, quinze maladies qui menacent cette institution et ses membres. Il est clair que c’est bien nous tous, l’ensemble des baptisés qui devons également nous sentir concernés. Chacun d’entre nous peut en s’examinant en prendre aussi pour son grade sur tel ou tel point. En ce temps de Carême, nous sommes interpellés à la nécessaire purification de nos comportements et de nos travers.                                                                             

Voici ce catalogue des maux qui nous menace aussi :

1-Se sentir immortel, immunisé ou tout à fait indispensable.

2-Le « marthalisme » (venant de Marthe), activité excessive de ceux qui se noient dans le travail.

3-La pétrification mentale et spirituelle de ceux qui se cachent derrière leurs dossiers.

4-La planification excessive et le fonctionnarisme, comme si l’on pouvait domestiquer l’Esprit Saint.

5-La mauvaise coordination

6-La maladie d’Alzheimer spirituelle qui rend certains totalement dépendants de leur présent, de leurs passions, caprices et manies.

7-La rivalité et la vanité.

8-La schizophrénie existentielle, fruit de l’hypocrisie de ceux qui mettent de côté tout ce qu’ils enseignent sévèrement aux autres jusqu’à mener une double vie cachée et souvent dissolue.

9-La rumeur, la médisance et le commérage.

10-La maladie qui consiste à diviniser les chefs.

11-L’indifférence envers les autres.

12-La maladie du visage lugubre des personnes bourrues et revêches qui estiment que pour être sérieux, il faut traiter les autres avec rigidité, dureté et arrogance alors qu’une bonne dose d’humour sain nous fait du bien.

13-La maladie qui consiste à accumuler alors que, comme chacun sait, le linceul n’a pas de poches.

14-La maladie des cercles fermés qui peut aboutir aux tirs amis des frères d’armes.

15-Le profit mondain qui transforme le service en pouvoir.

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Les cadeaux de Noël (éditorial de décembre 2014 du Père Claude MUSLIN, curé),   

 Oui au pluriel, car même s’il faut redire que LE grand cadeau de Noël c’est la venue de Jésus-Christ parmi nous, ne passons pas trop vite sur cette dimension DES cadeaux offerts et reçus.

En cette période avant Noël, tous les enfants en âge, mais aussi les enfants de cœur, qu’heureusement beaucoup d’adultes sont restés, attendent « les cadeaux ». Autant l’objet que la surprise qu’il provoquera ainsi que le signe de l’affection qu’il représentera. La valeur des cadeaux dépasse de loin leur somme économique. C’est le témoignage d’une gratuité où l’autre passe avant soi-même ! Quoi de plus évangélique ! Rien n’y oblige et on pourrait même souvent s’en passer. On n’a pas besoin d’un cadeau pour savoir que quelqu’un nous aime. Mais ce cadeau nous dit quelque chose de plus, un surcroît de l’amour.      

Quel cadeau m’a fait le plus plaisir ?

Donner un cadeau pour quelqu’un, chercher ce qui lui fera vraiment plaisir, aller le choisir, c’est du travail ! Un bon point de départ avant de foncer dans les magasins peut consister à se demander quel cadeau, parmi ceux que nous avons reçus, nous a fait le plus plaisir et donc éclairer nos propres achats. C’est tout un art, qui met l’imagination au travail. Quelqu’un m’a remis une très belle carte à mon arrivée dans la paroisse avec ces mots de St Vincent de Paul « l’amour est inventif jusqu’à l’infini ».

Et puis, par-delà ceux que nous aimons parce que ce sont nos proches, il y a aussi ceux que nous connaissons par fréquentations sociales. À force de les voir, nous pouvons nous habituer à eux. À ceux-là, que nous croisons chaque jour sans forcément les remarquer, nous pouvons aussi faire un petit cadeau ou avoir ce type de geste qui dise plus que ce qui est attendu. Peut-être par une carte, un appel téléphonique, une parole qui touche juste au bon moment, une visite, un signe.

Des liens transfigurés

Il y a sans doute aussi tout un art de recevoir un cadeau; c’est-à-dire de le laisser parler, de le laisser dire l’amour dont il est porteur. Cela suppose de l’accueillir vraiment, de lui chercher une place d’où il pourra nous faire un petit clin d’œil. Cela suppose aussi de le fréquenter, de l’honorer. Mine de rien, cela aide à vivre. Et puis, par un mystérieux retour, nous sommes portés, alors, à penser à ceux-ci et même à d’autres. Nous pouvons aussi les confier à Dieu, comme cela, pour rien, sans qu’il n’y ait à leur sujet rien de grave ni d’inquiet, simplement pour honorer ce lien par lequel la vie nous a été donnée. Nous en recevons alors beaucoup de paix et de bonheur.

Ainsi dans l’échange des cadeaux, les liens habituels sont transfigurés, et nous comprenons que la vie nous est donnée dans toutes ces relations.

Un appel à plus

En même temps, on peut ressentir un malaise devant les proportions prises par le commerce des fêtes de fin d’année. Ou même du dégoût devant une telle frénésie, au terme de laquelle nous risquons de nous retrouver, même avec beaucoup de cadeaux dans les mains, avec un curieux sentiment de vide et d’insatisfaction. Face au déferlement de tous ces cadeaux attendus, convenus, obligés, on peut avoir la nausée.

C’est ici que surgit l’appel à une solidarité bien plus large, ouverte à de vrais besoins. Le cadeau de Noël s’ouvre alors au don qui rejoint les plus pauvres. Ne pas laisser dans son budget une place à cette solidarité serait un rétrécissement qui contribue au malaise légitime quand on reste « entre soi ».

Il y a beaucoup de joie à faire un cadeau à des inconnus, à des frères et sœurs du bout du monde ou de plus près, que nous pouvons rejoindre notamment grâce aux associations de solidarité. Le cadeau, alors, est sans retour, mais pas sans effet, que ce soit pour celui qui reçoit ou pour celui qui donne.

Pour méditer sur le geste d’offrir, il y a ce passage de l’évangile de Luc, qui signale pourquoi le cadeau peut participer du style même de la vie divine : «Quand tu donnes un festin, invite des pauvres, des estropiés, des boiteux, des aveugles, et tu seras heureux parce qu’ils n’ont pas de quoi te rendre» (Luc 14,13-14). Tous les ans des gens s’occupent d’offrir un repas le soir de Noël à la gare de Mulhouse pour les plus démunis ! Le saviez-vous ? Celui qui prend au sérieux cet appel à élargir le champ de ses dons, ne sera pas déçu. Il rencontrera la logique qui n’est autre que celle du Dieu de Jésus Christ.

Des cadeaux les uns pour les autres

En fait, nous sommes tous appelés à devenir des cadeaux les uns pour les autres. Au-delà des dons matériels, profitons de la période de Noël pour retourner à l’essentiel, aux sentiments qui nous lient, à ce que nous pouvons être ou faire pour autrui. Je voudrais citer les cadeaux « humains » que la paroisse a reçus ces derniers temps après tous les appels lancés, en plus de tous ceux qui sont au service depuis longtemps à l’accueil, à la liturgie, à l’entretien matériel etc. : Ainsi les deux frères qui se sont offerts pour le service de la sacristie lors des enterrements à Ste Jeanne d’Arc. Ainsi les deux personnes n’habitant pas sur nos  quartiers qui ont décidé de donner du temps pour accompagner des jeunes en catéchèse. Ainsi celle qui animera l’atelier chorale pour les enfants, ou les personnes qui ont bien voulu s’occuper des linges d’autel à Sainte Geneviève et à Ste Jeanne d’Arc, etc.

A tous merci et à chacun, joyeux Noël ! 

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Les convictions qui m'animent par le Père Claude MUSLIN, curé.

je voudrais partager les quelques convictions qui m’animent  et qui pourront, peut-être, devenir des pistes d’orientation pastorale :

- La première conviction n’est pas directement pastorale, mais concerne la vie personnelle. Je crois en l’importance d’honorer pour son équilibre ce qui nous nourrit, et nous ressource. Je le fais en pensant à ce conseil de S. Paul à Timothée : « veille sur toi-même et sur ton enseignement » 1 Tm 4,16. Dit successivement et dans cet ordre, je comprends que, si l’on veut « être un bon pain » pour les autres comme le disait S. Antoine Chevrier fondateur du Prado, il est indispensable d’être d’abord « comestible » ! Pour moi, ce lieu d’équilibre où je peux veiller sur moi et ma « comestibilité » c’est la montagne. J’aime marcher dans les Vosges et quand les vacances le permettent, dans les Alpes. J’ai déjà vécu de très grands moments comme l’ascension du Mont Blanc, un trekking dans l’Himalaya indien, le Mont Rose et ses glaciers. Mais je suis aussi plus simplement joueur de tarot et de pétanque. Ce sont là mes détentes. Les connaître c’est savoir là où je retrouve des forces pour la mission.

- Je crois en l’importance que toute rencontre entre baptisés, même de travail en Conseil de Fabrique, en réunion de préparation ou de réflexion, soit également un moment de fraternité et de foi. Autrement dit, que l’évangile et la Parole de Dieu y soient présents et partagés, d’une façon ou d’une autre, par la prière, la lecture des textes du dimanche ou de toute autre façon. C’est ce que S. Paul demande dans sa lettre aux Colossiens ch. 3, 16 : « que la Parole de Dieu habite parmi vous dans toute sa richesse de telle sorte que vous vous instruisiez et vous avertissiez les uns les autres en toute sagesse : sous l'inspiration de la grâce que vos cœurs s'épanchent vers Dieu en chants, par des psaumes, par des hymnes, par des cantiques spirituels. En quoi que ce soit que vous fassiez, en parole ou en œuvre, faites tout au nom du Seigneur Jésus, en rendant par lui des actions de grâces à Dieu le Père. »

- Je crois en l’importance de l’Eucharistie comme source de vie chrétienne et de vie spirituelle au quotidien. Je rêve d’une paroisse où chaque baptisé ait l’occasion et l’envie de découvrir la messe de semaine pour s’en nourrir et pour construire le Corps du Christ au quotidien avec d’autres, humblement, dans la simplicité de ce temps auprès de Jésus Ressuscité offert et partagé.

- Je crois en l’importance d’être formé. La « pratique » dans la vie chrétienne ne consiste pas uniquement dans la messe du dimanche ou dans la prière personnelle, ni dans celle de la charité vécue. Toutes ces trois dimensions sont essentielles pour se dire « pratiquant ». Mais il y en a encore une autre pratique (cf. Ac 2,42 « ils étaient assidus à l’enseignement des apôtres ») qui consiste à chercher à former sa foi pour mieux remplir un service (liturgique, catéchétique ou caritatif) mais aussi tout simplement chercher à grandir dans l’intelligence de la foi afin de mieux en témoigner au quotidien, de façon juste et ajustée et ainsi « rendre compte de l’espérance qui est en nous » (1 P 3,15)

- Enfin, je crois en l’importance de la proximité. Les débuts de l’Eglise ont juste consisté à constituer des cellules fraternelles et priantes qui se retrouvaient dans la maison particulière d’un chrétien et de sa famille. Celui-ci devenait un pôle, un relais local pour les autres. Ces maisons sont devenues, comme on les appelait alors, des « maisons-églises », lieu chrétien de rassemblement, puisque la construction d’églises-bâtiments n’était pas encore autorisée dans l’empire romain. Et si l’on retrouvait cela dans nos quartiers : un appartement, un logement d’un paroissien qui deviendrait le relais de la communauté de paroisses dans la proximité, et où des paroissiens du quartier se retrouveraient, mais pour l’ouvrir aux voisins, afin de prier, de lire la Bible et même, de temps en temps, célébrer la messe à domicile …

Je finirai par l’expression de ma joie à vivre auprès de vous une nouvelle mission à Mulhouse. Je crois en la grandeur de l’unique Sacerdoce (celui du Christ) tout autant que dans l’humilité et dans la pauvreté humaine des prêtres qui se sont laissés configurés au Christ pasteur par leur ordination. Un Grand Prêtre donc au singulier, le Christ, mais des petits prêtres au pluriel, qui essayent pauvrement de rayonner de Lui par leur ministère ! Nous avons la chance d’être à deux pour partager ce ministère du Christ. Ces « petits » prêtres que nous sommes (grands cependant par la taille, tous les deux, 1,87m et 1,97m) sont aussi pluriels, puisque nous sommes différents en âge et en histoire, mais grâce à cela, sans doute complémentaires. 

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Dernière modification le 04/02/2016

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